RENCONTRE AVEC PHILIPPE BRIANE, Vice-Président de FEDEREC Occitanie
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Publié le 09/01/2020

POUVEZ-VOUS VOUS PRESENTER EN QUELQUES LIGNES ?

Philippe BRIANE, je suis Directeur Général de la SAS Briane Jean, Vice-Président de FEDEREC Occitanie et responsable de l’association des récupérateurs indépendants de la région Occitanie. Créée en 1947, la SAS Briane Jean est située en Aveyron (12) à Ledergues. Cette TPE est spécialisée dans l'activité de récupération de métaux ferreux et non ferreux, de démolition industrielle, de négoce de batteries au plomb, de collecte des traitements de filtres à hydrocarbure usagés, de négoce, achat et vente directe à l’export, de location de bennes de transports, de Démolition VHU et de traitement des cartouches de chasse usagers. La SAS Briane est aujourd’hui co-dirigée par Carole BRIANE, ma sœur, Jean BRIANE, mon père et moi-même.


LE RECYCLAGE EST UNE AFFAIRE DE FAMILLE CHEZ LES BRIANE, POUVEZ-VOUS NOUS EN DIRE UN PEU PLUS ?

Après la guerre, André BRIANE mon grand-père, son beau-frère Adrien MIQUEL et son frère Abel BRIANE décident de commencer ensemble à ramasser de la ferraille, des métaux et des peaux de lapins. Ce ramassage était géré à Blaye en Aveyron. Adrien MIQUEL restera toute sa vie à Blaye pour gérer cette société. Son fils Guy-Miquel dirige de nos jours cette société.


En 1947, mon grand-père, André BRIANE s’installe à Ledergues, il récupère la ferraille, les métaux et les peaux de lapin ainsi que les plumes et les chiffons. Sur sa déclaration officielle auprès des organismes départementaux, il est désormais un chiffonnier ambulant. La date du début de son aventure aurait pu être une bonne blague car elle a été faite le 1er avril 1947. L’avenir prouvera le contraire. C’est l’histoire de la SAS Briane Jean.

En 1964, Jean, mon père, rejoint André BRIANE, son père, afin de l’épauler, il récupère notamment les poils de cochons et les crins de chevaux. En 1978, il devient responsable de la société et développe l’activité ferrailles, le négoce de batteries au plomb, ainsi que la revalorisation des filtres à hydrocarbures, en créant notamment le process pour les traiter. Toujours en recherche de nouveaux projets, il se spécialise dans le traitement des cartouches usagées, en imaginant là aussi de A à Z le système pour les revaloriser, en parallèle de la ligne de tri des filtres.

En 2002, ma sœur, Carole BRIANE, intègre la société et prend en charge la partie comptabilité et le secteur sécurité en devenant gérante aux côtés de mon père et moi-même.

Abel BRIANE, mon grand-oncle s’installa à Carmaux pour récupérer de la ferraille et des métaux. Son fils Alain BRIANE développera par la suite sur ce site la revalorisation du plastique. Il sera le directeur de la société TRANSDEMAP. Il exercera cette activité jusqu’à sa retraite et vendra cette société à PAPREC à Cahors. Abel BRIANE, toujours actif, va créer BRIANE ENVIRONNEMENT à Saint-Juéry à côté de la VOA, la Verrerie Ouvrière d'Albi. Il va en plus de la récupération de la ferraille et des métaux, revaloriser le verre, le papier, les cartons, les plastiques et le bois. L’activité du verre commence par la collecte, le traitement et va jusqu’à l’approvisionnement du produit fini à la verrerie. Elle est aujourd’hui dirigée par Sandra BRIANE, la fille du second fils d’Abel BRIANE, Gérard, qui est propriétaire de la Holding Briane Management, holding elle-même propriétaire des sociétés Briane Environnement et France Verre en Haute-Vienne.

Les sociétés qui ont été créées par Abel BRIANE et Adrien MIQUEL sont trois sociétés différentes de celle qu’a fondée André BRIANE. Ainsi, les sociétés TRANSDEMAP, BRIANE ENVIRONNEMENT et France VERRE n’ont pas de liens particuliers avec la société de mon père.

PRÉSENTEZ-NOUS VOTRE IMPLICATION AU SEIN DE FEDEREC ?

Jean-François FOURMENT, le Président de FEDEREC à l’époque, m’a demandé de présider la Commission Jeunes de FEDEREC Occitanie. Le but de cette commission est de représenter les jeunes recycleurs. Étant commercial, j’avais l’avantage de côtoyer les jeunes des entreprises adhérentes lors de mes visites. Une fois élu, j’ai tout de suite été mis dans la boucle des réunions et des évènements. J’ai trouvé très intéressant les engagements et les réflexions au cœur de FEDEREC. Les échanges avec les collaborateurs et les adhérents furent très riches. Nous travaillons tous dans le même secteur mais n’avons pas forcément les mêmes activités. Lors de l’Assemblée Générale Nationale de FEDEREC en juin 2011, j’ai été élu Président de la Commission Nationale des jeunes de FEDEREC. Ces jeunes sont les futurs dirigeants de la filière, d’où l’importance de les inciter à participer à la vie de la Commission Jeunes et de leur apprendre à mieux fédérer pour promouvoir les métiers du recyclage et de la valorisation. Ayant ensuite atteint l’âge maximum pour faire partie de cette Commission, je devais prendre la présidence de la région. À la suite d’un accident ayant nécessité une hospitalisation la veille des élections, je n’ai pas pu pendre le poste de président. Étienne CHAZELLE a été élu Président de FEDEREC Occitanie. Je suis, depuis 2013, Vice-Président de la région Occitanie. Nous avons créé avec Étienne Chazelle la Journée des Partenaires en Occitanie, évènement qui a pour but de fédérer le réseau. C’était très important pour nous qu’il y ait de la communication et des échanges entre les partenaires et les adhérents de FEDEREC. C'est une journée riche en rencontres et c’est toujours intéressant de découvrir les techniques et matériels innovants de nos partenaires.

QUELLE EST VOTRE VISION SUR L’EVOLUTION DU SECTEUR DU RECYCLAGE ?
COMMENT VOYEZ-VOUS L’AVENIR ?

C’est actuellement très compliqué pour nos PME. Nous rencontrons de nombreuses contraintes administratives et environnementales. Nos effectifs se réduisent, c’est compliqué pour nous de suivre l’évolution. Je ne sais pas à ce jour comment nous pourrons continuer vis-à-vis de tout ce qu’on nous est imposé. Il nous est notamment de plus en plus difficile, en tant que petites PME, d’être présents aux réunions du PRAEC ou du PRPGD, afin de pérenniser un lobbying nécessaire auprès des institutionnels, ou à participer à des groupes de travail, malgré l’incitation de notre président Olivier DALLE. Ces derniers points sont très pénalisants pour nous dans la course aux marchés publics.